[CHRONIQUE] Les artistes béninois n'ont-ils pas tort de chercher mordicus à faire carrière au Bénin ?


Ecrit par : Juda Sion L.  |   Lu : 406

Que les supposés patriotes dont le sang bouillira rien qu'à la lecture de ce titre, se calment complètement pour comprendre ce qui s'y cache. Comme nous le disons, le tort de ces artistes béninois est qu'ils ont la malchance d'être artiste d'un pays où leur art n'est pas considéré à sa juste valeur.

 

Au sommet, les dirigeants ne s'intéressent à eux que quand ils ont besoin d'eux. Ils n'existent pas vraiment de lois qui protègent leur métier et c'est tout à fait normal puis que les "cravatés dans bureau climatisé" pensent que c'est ceux qui ont échoué qui se sont retrouvés dans la musique. L'autre mal c'est  qu'entre les acteurs culturels qui sont sensés s'entendre pour dispatcher comme il faut le peu d'opportunités qu'ils ont, il y'a mésentente. C'est la jalousie, la haine, le verrouillage, les coups bas qui se multiplient comme si quelqu'un avait fait gris-gris de "gbakidja" entre eux. Leur plus grande poisse est de tomber sur un public bipolaire et travesti prêt à les lyncher pour rien. Ce public qui se croit connaisseur consomme allègrement tout ce qui vient d'ailleurs mais martyrise ses propres artistes.

 

 

Ils sont incapable de streamer, d'acheter les sons en ligne, d'acheter les albums, de payer les tickets pour les concerts mais ils sont experts dans les critiques à deux balles. Des jeunots qui ne se connectent que grâce à free basics, en quête de buzz passager, se cachent derrière de faux profils pour discréditer les artistes, leur faire des procès sans tête ni queue comme l'histoire de "Mon frère" qui circule actuellement sur la toile. Blaaz, Fanicko, Nikanor, Sessimè, Niyi, Kemtaan, Chaarlity, C.C.C, Crisba, Vano, Sima, Wilf Enighma, Yvan et tous les autres ont juste eu le malheur d'être "artiste béninois". Et ce public n'est pas prêt de changer donc le mieux c'est de s'installer ailleurs, de changer de nationalité si possible et de se faire un nouveau public là-bas ou d'accepter de continuer à subir sans se plaindre.

 

 

En tout cas, des gars comme JUPITER ont compris, lui qui était sous-côté au Bénin, a rejoint son pays la Guinée avec un charmant public qui l'adore. Blaaz avait fait pareil en allant s'installer au Gabon où il était vénéré. Fanicko le plus camerounais des béninois est déjà dans la même dynamique en s'installant en Côte d'Ivoire et le public "babi" l'a déjà adopté et le défend bien sur les réseaux sociaux. Le public béninois devrait avoir honte de rendre l'atmosphère si invivable pour ces ambassadeurs culturels, fait son mea-culpa et changer de fusil d'épaule. Ceux qui soutiennent réellement les artistes savent qu'ils ne sont pas concernés par ces écrits et il n'y a que les morveux qui vont se moucher comme d'hab.