[INTERVIEW] Legend Beatz : «Au point de frapper Ahoco ? Je ne pense pas»


Ecrit par : Odette SAVI  |   Lu : 241

« Je suis artiste chanteur-compositeur. Quand j'ai fini de composer ma chanson. Un ingrédient capital me manque. C'était quoi? Le Beatz qui allait donner du goût à ma chanson. » Ce n'est pas une histoire que nous voulons vous raconter, mais plutôt d'un Beatmaker béninois. Vous le connaissez sûrement. Il s'appelle Legend Beatz, de son vrai nom, Légende Faton.

 

Bonjour Legend Beatz! Tout d’abord, je voudrais te remercier d’avoir accepté de répondre à nos questions. Pour celles et ceux qui ne te connaitraient pas encore, est-ce que tu pourrais te présenter ? Qui es-tu, d’où viens-tu et que fais-tu maintenant ? 

 

Je suis de l'Ouémé, à l'état civil Faton Légende, né à Cotonou, béninois bien sûr. Je suis Beatmaker et artiste chanteur.

 

Le métier de Beatmaker, comment l'as-tu découvert? 

 

J’ai découvert le beatmaking grâce à ma passion pour le chant. On ne chante pas sans beat, d'où je me suis mis à chercher des astuces pour faire des beatz. 

 

Il parait qu'aujourd'hui pour fuir le chômage beaucoup deviennent artiste ou producteur? Est-ce ton cas? Et quelle est ta vision de la musique? 

 

Avant tout la musique est une histoire de don. Tout le monde peut se lancer dans la production, mais tous ne donneront pas le même résultat. Quant à moi, je vis pleinement la passion et je me suis lancé pas parce que je n’avais d'autres options. C'est un choix que j'ai fait parce que je l'aime. 

 

On entend souvent Legend Beatz dans la plupart des chansons de certains artistes béninois tels que Master Ked, Don Amos, et d'autres. Comment se passe la collaboration avec ces artistes ? 

 

La collaboration est très bonne. Ils me contactent dès qu'ils ont une inspiration, on la mûrit ensemble et ça donne ce que vous entendez. 

 

Quelle est selon toi la meilleure manière de commencer à monétiser sa musique en tant que producteur ? Surtout qu'au Bénin beaucoup d'artistes demandent des services gratuitement ? Quels sont tes conseils pour réussir dans ce domaine ? 

 

Je pense qu'en toute chose, il faudrait monter la barre haute. Avoir de bonne politique. Ne pas faire de l’à peu près. Personne ne reste insensible à de bonnes mélodies. Pour rentabiliser dans ce domaine, il faut juste faire de la qualité. 

 

Outre toi, les ingénieurs de sons les plus cités dans la musique urbaine sont entre autre : Marshall Cyano, Bizzy Braine, Rauny Beatz, Rot C... Qu'est-ce que tu penses avoir de mieux que la plupart d'entre eux? 

 

Je pense plutôt que chacun a sa particularité. On ne saura dire que quelqu'un a un potentiel supérieur à l'autre. Chacun a sa touche. 

 

Tu as deux cordes à ton arc. Tu es beatmaker et artiste chanteur. Laquelle de ces deux cordes fait de toi Legend Beatz? 

 

Pas besoin de réfléchir, c'est le beatmaking. Parce que c'est déjà à travers cette signature que beaucoup entendent parler de moi. 

 

Parle-nous de ton parcours d'artiste et de tes projets à venir. 

 

Pour ma part, le côté artiste reste un peu embryonnaire, vu que je consacre plus de temps à l'ingénierie. Mais dans un futur proche, je compte y remédier par la sortie d’un album. 

 

Quelle est l'artiste béninoise sur qui tu fantasmes le plus? Serais-tu prêt à frapper un "ahoco" sur elle? 

 

Fanstasme ? Non... J’aime bien Sessimè à cause de sa détermination. Au point de frapper ahoco? Je  ne pense pas. 

 

De tous les artistes avec lesquels tu as travaillé, qui faisait le plus de selfies au studio ? 

 

Don Amos. C’est son fort. Et c'est pour nourrir son statut dit-il. 

 

Quel est ton point de vue global sur le média My Addictive ? 

 

My Addictive est un site très dynamique, facil d'accès. C'est un bon repère pour avoir les nouvelles sorties. 

 

Un scoop de fin pour tes fans et les lecteurs de My Addictive?

 

Un clip de ouf se prépare avec Sir Aragon sur le son "Sodabi" !