[Interview] Don Clovis: sa prochaine sortie, son nouveau label, et son avis sur la musique urbaine


Ecrit par : Jaures Bradley  |   Lu : 1881


Rappeur béninois résidant à Paris, Don Clovis est l’un des hommes forts qui assure la relève de la musique urbaine béninoise au niveau de la diaspora. Avec six singles officiels à son actif, Don Clovis continue de cultiver un engouement certain autour de sa musique et de son personnage. Ayant toujours su mélanger  les influences, il livre sa musique comme d'autres leur dose, en frappant toujours plus fort. Jamais dans un circuit préconçu… Aujourd’hui, le bonhomme de Montpellier nous dit un peu plus. Suivez l’entretien qu’il nous a accordé !


Alors Don Clovis, bien ou quoi ? Présentes toi brièvement à nos lecteurs !


Don Clovis, artiste musicien béninois de la diaspora, du haut de ses vingt-huit années. Ambitieux et déterminé. AKPOVI Clovis est mon nom à l’état civil.


La première question est de savoir comment se porte la musique urbaine béninoise au niveau de la diaspora ?


A merveille, dans l’ensemble! C’est souvent les mêmes noms qui sortent ici. Blaaz, Fanicko, Amir, et autres… Le phénomène Togbè Yéton commence à prendre aussi.


Et où se trouve Don Clovis dans tout ça ? Aussi, que fait-il pour être dans le Top des tops de la musique urbaine béninoise?


C'est à vous de me dire ma place au bénin. Rires… En tout cas, je me bats pour concurrencer avec les meilleurs d'ici en termes de structure.


On aimerait justement avoir une idée sur ton parcours jusqu'ici !


J'ai commencé, je n'étais rien et aujourd'hui je marche dans ma ville de Montpellier on me dit "ma patronne veut de moi". Ça n’a pas toujours été facile. J'ai fait énormément de sacrifice pour la musique, même au dépend de mon confort primaire. On n’a rien sans rien. Je continue à en faire.


Combien de singles déjà au total à l'actif de Don Clovis ?


J’en compte six à titre officiel. Le septième arrive très vite. Pour l'instant, je ne fais que des singles.


Puisqu'on y est, tu nous parles de ce septième qui arrive ?


Pour être honnête, je ne sais pas lequel sortir. Il y a en a plusieurs déjà que j’ai produit au stud. Quoiqu'il en soit les supporters seront surpris.


Dans ce cas, nous allons t'aider à choisir alors. Parles nous juste de trois de ces nombreux singles que tu gardes!


J'ai un featuring avec un petit que je gère actuellement. Le titre c'est "Mon Pire Ennemi". Ensuite, un single solo intitulé "Fokejtaye". Ou encore un autre featuring titré "TAKE IT".


Et quel est ton coup de cœur parmi ces trois ?


C’est « Fokejtaye ». J’ai essayé un truc totalement nouveau sur ce titre et ça m’emballe bien. Mais il faut dire que je suis amoureux de toutes mes productions hein. Elles ont chacune leur truc.


Donnes-nous plus de détails sur ce son alors. Le message, Le style, etc...


"Fokejtaye", anachronisme de « il faut que je taille ». Je dois partir loin des vauriens ceux qui me ralentissent.


Et Voilà. On a trouvé ton prochain single. Rire! Vas-y, sors-le. Sinon, à ce qu'il paraît tu montes ta propre maison de production !


Oui exactement. Je l’ai nommée « La Maison Des Akowé ». Vous allez kiffer le titre ! Rire…


Des artistes déjà signés ?


Je dirai que c’est en cours. Je prends le temps de bien observer. Je suis sur la piste d'un talentueux jeune artiste. D'ailleurs, son single sort ce mois-ci. Je regarde aussi du côté du pays. Beaucoup de talents!


Celui que tu suis n’a pas encore de blaze ? Tu ne nous le présentes pas en même temps ?


C-Fly, c’est son blaze. Vous le présenter ? Non, je préfère garder encore le silence, le mystère autour de lui. Tout ce que je peux vous dire, c’est de vous apprêter. Son single sera lancé au moment où vous y attendrez le moins. Rires…


Vivement sa première sortie. Alors, un message à passer ?


J’ai trop de choses à dire mais je préfère m’en arrêter là.


Libères-toi !


Le constat que je fais depuis ici, c’est que le mot buzz prend tout son sens au bled. Les gens, enfin les artistes, sont prêts à tout pour réussir. Et je pense que ce n’est pas vraiment bon. Je respecte beaucoup les anciens. Ils ont ramené le hip hop béninois très loin. Au lycée, j'écoutais Kaysee Montejano, Diamant Noir, Secteur Trema, Blazfem et plein d’autres… J’ai grandi avec les classiques. Aujourd’hui, je pense qu’il faut une connexion saine entre l'ancienne et la nouvelle génération. Bref, voilà il y a de quoi faire.


Un mot pour conclure cet entretien ?


Déjà, je tiens à vous dire que vous êtes les meilleurs et j’aime ce que vous faites pour la promotion de la musique urbaine au Bénin. Pour finir, juste dire au public béninois que ce qui arrive derrière est très fort. Wait and see !


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